Sur la route du ferry, des kilomètres de plage bordent notre trajet. Loïc, tout fier de son 4x4 rénové, veut tester ses capacités dans le sable. Je suis moins emballée. Le terrain paraît mou.


Il s’élance. On s’enfonce aussitôt. Demi-tour impossible, les roues patinent. Pelle en main, on creuse, pousse, gratte. Chaque mètre gagné est une victoire. Mais la mer monte. Stress.


Je repère un pêcheur. Il accourt. À trois, on creuse encore, on cale des planches sous les roues. Le 4x4 ne décolle pas. Le treuil ? En panne. Trop d’humidité. Pas le choix, on continue à la force des bras. Loïc tente des élans. Deux heures de lutte plus tard, le Land grimpe enfin la pente. Victoire !


On est couverts de sable, mais heureux. Le jeune pêcheur partage notre euphorie. “C’est comme ça qu’on apprend”, dit-il. On n’est pas prêts d’oublier.