L’altitude me tourne la tête, le rhume que je traîne depuis quelques jours me pèse. Deux jours de marche depuis Karakol. À 3900 mètres, Loïc m’attend sur l’arrête, silhouette figée dans le vent. Devant nous, le glacier se déverse en rivière, s’étire vers un lac d’un bleu laiteux. Au loin, quelques yourtes résistent encore aux premières gelées. Le vent fouette, on s’abrite derrière deux rochers, attendant Claire et Steven. Photo souvenir.


Nous entamons la descente. La rivière nous guide vers le hameau d’Altyn Arashan. La nuit tombe quand nous plongeons dans une source brûlante taillée dans la roche, 40°C de réconfort.