700 kilomètres par jour. Les nids-de-poule secouent et les moustiques s’affolent. On se relaie au volant, pressés d’atteindre la Mongolie. Les 38 tonnes déboulent et les dépassements sont hasardeux.
La steppe défile. Pause déjeuner au milieu des fleurs sauvages. Le thermomètre grimpe à 35°C, on trouve un lac pour se rafraîchir. Un troupeau de chevaux surgit au galop, on ose le drone, «Ça ne doit être interdit, il n’y a que des prairies autour».
Les villages sibériens se succèdent. Cabane en bois aux fenêtres colorées, toilettes au fond du jardin, champ adossé à la baraque. Vieilles Lada rouillées et side-cars issues d’un autre temps bordent les pistes.
Sur notre passage les habitants sortent de leurs clôtures : « Americano » Peu de touristes en ce moment. Ils aiment le Land Cruiser, posent des questions. Un homme nous propose un des chatons que sa fille serre contre elle. Je les prends en photo, ils rient.
À Chita, on fait une pause. Concert en plein air sur la place Lénine. Dans les parcs, des musiciens de rue, guitare et accordéon donnent vie à la ville.