Le soir, nous installons notre tente près d’une rivière. Des yaks et des chevaux paissent autour.

Le soir, près d’une rivière, le sol est truffé de terriers d’écureuils de sable (tsuliks), rapides comme l’éclair. Une mobylette s’approche. Son conducteur, teint buriné, clope au bec, il nous propose de dormir chez lui. Nous le suivons à travers collines et troupeaux de yaks jusqu’à un petit campement de yourtes. Sa famille nous accueille sans façon, mais avec chaleur.


Dans la yourte, lait de jument, nouilles au mouton et thé salé. Sa femme Tsendkhorol, sa belle-sœur et son fils nous rejoignent. On communique par gestes et traductions approximatives. Il parle des loups, de son fusil.

À la traite des juments, toute la famille s’affaire : c’est rude, rythmé. Il faut d’abord séparer les poulains des mères, les femmes s’occupent des trayons, les hommes rassemblent les bêtes à cheval ou à moto. Suit la traite des vaches, plus dociles. On m’invite à essayer. Après quelques essais infructueux, je reçois une giclée sur les genoux.


On nous prête une yourte pour la nuit, sobre et confortable.

Simplicité et curiosité mutuelle decriront cet échange au-delà des mots. Le regard de Tsendkhorol et celui de sa sœur disent plus que leurs paroles que nous ne comprenons pas encore.