Chaque année, la vallée célèbre le yak : défilés, lutte mongole, dégustations, courses et yak polo. Les habitants sortent leurs plus beaux atours : tuniques satinées, chapeaux de velours, lanières tressés et selles décorées. Débarquement de touristes et leurs guides en minibus russes : ambiance moins intime que prévu. Déception.


On rencontre deux autres couples d’overlanders, australiens et polonais. Petit clan de Land Cruiser formé, les barbecues et les échanges mécaniques s’enchaînent.


On me fait goûter du lait fermenté de yak, pas pire que celui de jument. Sur la place, les jeunes paradent à cheval, rivalisant de cabrioles pour impressionner les filles. Un groupe monte une yourte. On m’invite à aider : système ingénieux, montage express. Bluffant.


Les pauvres yaks se font tirés par les naseaux toute la journée, pas toujours dociles. Quelques frayeurs dans la foule, les accidents sont évités de justesse. Le yak polo reste le clou du spectacle : ambiance bon enfant jusqu’à ce qu’un joueur prenne une crosse en plein nez. Deux morceaux de coton, une tape dans le dos, et le voilà reparti comme s’il s’agissait d’une finale olympique.