La route jusqu’aux grottes est prometteuse : forêt dense, faune abondante. On observe calaos, macaques… et plusieurs orangs-outans. On reste de longues heures à les regarder, fascinés.


La grotte en elle-même ? Une horreur : odeur de fiente, sol recouvert de cafards. Loïc insiste :

— Il y a une cascade au fond, tu vas aimer ! 

J’ai détesté.


Autour, des longhouses traditionnelles accueillent les travailleurs des grottes, qui récoltent les nids d’hirondelles la nuit tombée. On grimpe sur une plateforme avec vue sur la forêt. On aperçoit des red leaf monkeys. Le soleil se couche. On plante la tente, malgré l’interdiction. Coucher de soleil, les insectes déclenchent leurs alarmes.


Le lendemain, au réveil : grognement au-dessus de nous. Un mâle orang-outan, énorme, aux joues proéminentes, a dormi juste là. Pas fan de l’objectif de Loïc, il fuit rapidement.