Pour plus d’autonomie, et sur les conseils d’un voyageur rencontré à Sepilok, on loue un scooter. On se rend à Sukau sans avoir réservé de logement :

–        Il y en a partout, on verra bien là-bas.


Deux heures sous la pluie battante jusqu’à Bilit. Mes chaussures se transforment en baignoire malgré la cape de pluie. On découvre que ce jour-là, c’est Hari Raya, fin du ramadan : tout le monde est en famille. Tout est fermé. On tente notre chance à Sukau, à 30 minutes. Nouvelle averse. Après de nombreuses portes closes, une pension finit par nous accueillir. Soulagement de pouvoir se mettre enfin au sec.


Un soir, après une journée de balade, sur le chemin du retour, la route est barrée par des macaques à longue queue. On tente de passer. Le plus gros fonce sur nous, crocs en avant, suivi de trois autres. On accélère. Cris, poursuite, tension. On réussit à s’échapper, mais on devra faire un détour. Les singes règnent en maitres.