Un soir, au bord d’un lac, alors qu’on cherche un coin pour dormir, on tombe sur un petit festival improbable. Ambiance païenne, accents hippies : on fête le solstice d’été. Les gens venus de toute la région, portent des costumes traditionnels, les femmes des couronnes de fleurs. Tout le monde sourit, l’atmosphère est douce, presque irréelle.

On est accueillis comme si on faisait partie de la tribu. Quelqu’un nous prend par la main, et sans trop comprendre, on se retrouve entraînés dans une ronde humaine. Une "ronde d’amour et de bienveillance", nous souffle-t-on.

La musique mêle chants slaves et didgeridoo, étrange et envoûtant. Une baignade rituelle dans la rivière, des jongleurs de feu, puis on allume un immense brasier. Tout le monde danse en ronde autour du feu, avant de sauter par-dessus les flammes. Trois fois, selon la tradition, pour être guidé sur le chemin de sa vie.

C’était inattendu, bouleversant de sincérité. Je n’imaginais pas croiser des hippies russes, ni vivre ce genre de fête ici. L’ambiance était magique, les rencontres, précieuses

Le lendemain, sur les conseils d’Olga, une festivalière, nous visitons Khabarovsk. Flânerie au Lénine square, avant de reprendre la route, cap à l’ouest.