Pour explorer la jungle, on choisit l’option accompagnée. Le camp éco-touristique de KOPEL, sur le lac Tungog, se trouve au cœur de la rainforest qui borde la Kinabatangan. KOPEL, une organisation locale, mêle reforestation, études de la biodiversité et accueil de voyageurs.
Trois jours d’immersion totale avec Apek, notre jeune guide du village voisin, et trois autres voyageurs australiens et japonais. L’ambiance est détendue. On explore la rivière en pirogue à la recherche de singes et d’oiseaux, on marche des heures dans la jungle, de jour comme de nuit, armés de nos lampes torches pour traquer grenouilles, lézards et oiseaux endormis.
Sans Apek, on n’aurait jamais pu photographier autant d’animaux. Loïc m’a offert des jumelles pour mon anniversaire, pile avant d’arriver : le cadeau parfait.
Loïc, obsédé par les reptiles, peut passer des heures à tourner autour d’un arbre pour une blatte colorée. Il rêve de serpents, pour lesquels il a développé une nouvelle passion. Ironie du sort : c’est moi qui marche sur un python, un soir, en pleine flaque boueuse. J’ai crié, Loïc a couru… trop tard.
Lui, frustré. Moi, terrorisée.
Il pleut tous les jours. Le lac déborde, la terrasse est inondée. On loue des bottes en caoutchouc pour affronter la boue jusqu’aux mollets. Bottes et ponchos nous donnent un look… particulier.
La nuit, dans notre cabane ouverte sur la forêt, les sons de la jungle remplissent l’espace. Des sons qui rappellent ceux de notre quotidien : sonneries, alarmes, sirènes et sons électroniques ont certainement trouvé leur inspiration ici. Les insectes génèrent des notes puissantes. A l’aube, les cris des singes réveillent la canopée. Le silence n’existe pas à Sabah.