Sous une pluie fine, l’ascension du Mont Ishizuchi débute avec nonchalance. Mais à mesure que les pas s’enchaînent, le ciel s’éclaircit, comme pour accompagner nos efforts. La vue se dégage : cimes déchiquetées, brume éparse, le paysages est saisissants.


Pour atteindre le sommet, il faut s’agripper à plusieurs chaînes métalliques scellées dans la roche, avancer sur une crête étroite, puis longer une paroi vertigineuse à bout de doigts, à la limite de l’escalade.


Je m’arrête là, avant la crête. Le vertige est trop fort. Loïc et Arnaud, eux, poursuivent, prudents mais galvanisés, il atteignent finalement le pic. Je les photographie depuis ma position, témoin privilégié de leur fierté.

Autour d’eux, des sommets se découpent dans l’horizon, encadrés par quelques nuages égarés qui donnent au décor un côté mystique.