Au détour d’un sentier forestier du parc national, un petit hameau apparaît entre les arbres. Accroché aux pentes du Petit Caucase, Nedzvi semble oublié du monde, loin des routes et du bruit.
Devant sa cabane en bois, Kaha nous interpelle avec un large sourire :
— Les saucisses sont prêtes !
La conversation se construit avec quelques mots de russe, beaucoup de gestes et de nombreux sourires. Cela suffit largement.
Fier de son œuvre, Kaha nous montre sa maison qu’il a bâtie seul. Il y a deux ans, il a commencé par abattre les arbres alentour avant de débiter lui-même les planches nécessaires à la construction. Son regard s’illumine lorsqu’il raconte cette aventure.
Sur la table, les verres se remplissent régulièrement de tchatcha maison, l’eau-de-vie locale. Kaha porte les toasts avec enthousiasme, surtout lorsqu’il s’agit de remplir son propre verre.
Dans ce coin perdu l’hospitalité semble une évidence. Deux voyageurs inconnus s’invitent à sa table, et il partage son repas sans hésiter. C’est cette générosité spontanée qui marque notre passage à Nedzvi.