Dans les ruelles pavées de Samarkand, les portes de bois sculpté s’ouvrent sur des cours paisibles. Sur la place du Registan, mariés et touristes se mêlent dans un ballet de selfies. Les façades étincellent, les mosaïques renvoient la lumière comme des joyaux. Tout semble parfait, presque trop. Les vieilles madrasas ont été transformées en galeries de souvenirs : statuettes, assiettes peintes, tapis, foulards de soie, jeux d’échecs en bois. Le charme opère, mais l’authenticité se cache derrière la mise en scène. On se laisse pourtant happer par la beauté des coupoles turquoises et des plafonds finement sculptés. Les centres ville sont un décor splendide.
À la guesthouse, autour d’une table encombrée de plats fumants, un groupe de femmes d’âge mûr m’accueille avec curiosité. Les questions fusent : « Tu n’as pas d’enfants ? Pourquoi ? » Elles rient de bon cœur de ma gêne, m’entraînent dans leur jeu en riant, puis elles insistent pour que nous partageons leur repas. Leurs gestes et leur hospitalité naturelle à le goût d’une familiarité désarmante