1 h du matin. Réveil brutal. Le lit tremble, les meubles claquent contre les murs.


« Un tremblement de terre ! » crie Loïc. On saute du lit, on enfile un pantalon, on se précipite dans le couloir. Les autre voyageurs nous emboîtent le pas. On titube, le sol semble onduler. La porte d’entrée est verrouillée : panique. Le propriétaire surgit, haletant, et déverrouille enfin. Le silence retombe. Pas de dégâts, seulement des cœurs battants et des fronts en sueur.


Quelques heures plus tard, on apprend la nouvelle : à 80 km de là, la ville afghane de Mazar-e-Charif a été frappée de plein fouet. Les secousses ont été meurtrières de l’autre côté de la frontière. L’aube se lève sur Termez, tranquille et poussiéreuse.