Un décor de western : touffes d’herbe sèche roulant au vent, silence brûlant. Pour rejoindre Kerman, nous choisissons les pistes qui filent vers l’ouest de Tabas. Des troupeaux de dromadaires avancent lentement, silhouettes fatiguées sur fond d’horizon. Plus loin, les queues blanches des gazelles disparaissent dans l’herbe rase. Une dune se dresse. Loïc scrute le sable, espérant entrevoir un cheetah, fréquent paraît-il dans la zone.


Nous campons au milieu de nulle part. Au coucher du soleil, deux visiteurs s’approchent, traînant leur bosse. La nuit tombe, d’un noir parfait. Les étoiles silencieuses transpercent la voûte sombre. Le monde est réduit au désert.