Deux jours de pluie. La route entre Semeï et Almaty file droit à travers une steppe sans fin, plate, grise, désertique. Rien n’accroche le regard, si ce n’est la monotonie d’un horizon qui ne change jamais.
Sur la route, la police est omniprésente. Un contrôle s’improvise : vérification sommaire du permis, quelques blagues, une liste de footballeurs français égrenée par des agents plus curieux que suspicieux. L’échange vire à la leçon de géopolitique : on ignore le nom du président kazakh, eux nous le rappellent avec le sourire. Poignée de main, reprise de route.
La soirée s’achève dans une chaïkhana, petite auberge de bord de route. Deux femmes, foulard serré sur la tête, pointent du doigt sur la carte des plats aux noms mystérieux. Dans la salle étroite, deux routiers avalent leur soupe. Une famille entre, le grand-père nous salue d’un signe de tête. Chaleur simple après des kilomètres monotones.