Mariah Carey chante Noël dans les haut-parleurs, assez fort pour que sa voix se perde dans la montagne. La station de ski arménienne est en effervescence. Les loueurs de skis hèlent les passants, les serveurs traversent les terrasses plateaux à la main, et sur le parking, coincé entre BMW et Mercedes, un homme aux joues rouges agite les bras pour organiser le ballet des berlines. Le russe domine les conversations.


Malgré un ciel bleu éclatant, les pistes restent étonnamment calmes. Les cafés attirent plus de clients que les télésièges.


Nous cherchons des skis de randonnée, mais cette pratique semble ici relever de la science-fiction. On nous loue du matériel fatigué « le meilleur du magasin ». Ça suffira pour dévaler la dizaine de pistes.


J’ai hâte de profiter de la neige arménienne. Et la surprise est belle : une poudreuse légère, intacte, et l’impression d’avoir la station pour soi. Au sommet, le silence, seulement troublé par le crissement des skis.

Nous nous offrons l’accès au spa d’un resort. La piscine de vingt mètres nous occupe pour le reste de la journée.