Au matin, nous sommes immobilisés dans la neige. À l’intérieur, le thermomètre affiche –8 °C. Le moteur tourne, le mode 4x4 est enclenché, mais les roues patinent sans accroche. Loïc bloque les différentiels. Lentement, le Land Cruiser se libère.

Un nouveau problème surgit aussitôt : le différentiel arrière refuse de se déverrouiller. Nous tentons plusieurs manœuvres, avançons, reculons, testons des astuces glanées sur Internet. Rien n’y fait.


Nous atteignons tant bien que mal le centre du petit village de Fantan. Nous levons les roues, essayons encore de manœuvrer. Rapidement, la scène attire les curieux. Quelques anciens s’approchent, puis d’autres habitants. Les conseils fusent, les outils apparaissent. Un homme s’installe même au volant pour essayer à son tour. Des mains se posent partout, chacun veut aider. Sous le châssis, Loïc, allongé dans la neige, tente de garder le fil, malgré le froid et l’agitation.


L’entraide est chaleureuse, mais le problème persiste. Nous repartons, feux de détresse allumés, jusqu’au village suivant. Un garage nous ouvre ses portes. En quelques minutes, le mécanicien identifie la panne : un simple problème électrique. Le différentiel est libéré. Il refuse humblement le pourboire. Une poignée de main lui suffit.


En repassant par Fantan, instant de célébrité : Klaxons, sourires, signes de la main. Les villageois sont visiblement heureux de nous voir repartir à allure normale.