Après deux jours à Oulan-Bator, juste le temps de renouveler notre visa de vingt jours et de faire quelques courses, nous fuyons la pollution et le trafic étouffant de la capitale.

Cap vers le Gobi. La steppe s’efface, laissant place à une plaine de poussière blanche. Sous 40 °C, seuls les troupeaux de chameaux semblent impassibles. La piste en tôle ondulée secoue le 4x4 comme un jouet ; chaque bosse donne l’impression que les écrous vont se détacher, le Land se démanteler.


Soudain, le canyon s’ouvre devant nous. Mur orange, strates ocres sculptées par l’érosion : le spectacle est saisissant. Nous descendons dans les sillons, plus à l’aise dans les pentes avec le 4x4, on explore un peu. On profite du lever de soleil, les parois flambent de couleurs vives.