À Almaty, on bichonne le Land : vidanges, distribution, freins, graissage… La chasse aux pièces devient une expédition en soi. Des heures à errer dans un immense bazar de l’automobile, labyrinthe de petites échoppes croulant sous les pièces chinoises et les bidons d’huile russe. On négocie, on soupèse, on tente de deviner si ce qu’on nous tend est vrai ou contrefait.
Un mécano taciturne accepte de s’y coller. Silencieux, un peu rude, mais appliqué. Je le surveille toute la journée, m’assurant qu’il prend bien soin du 4x4.
Loïc repère une fuite, mauvaise nouvelle : système de freinage. Pas de pièce à Almaty. On verra à Bichkek. En attendant, vigilance sur les niveaux.
Visite rapide de la ville, dans le vieux bazar, on se perd entre des couloirs saturés de légumes, de fruits secs, d’épices, de thé. À l’étage, une halle de viande, dense et brutale : des carcasses suspendues, des bouchers qui tranchent à la haché, on découpe les morceaux sur demande. Plus loin, vêtements, électronique, produits chimiques… Impossible de retrouver la sortie, on en ressort étourdis.
On est heureux retrouvé des « cantines soviétiques », ces self-services découverts a Vladivostok, modestes, à la déco nostalgique du CCCP et aux assiettes généreuses. Pas chères, savoureuses, familières. On adore .