Deux jours de pluie ininterrompue à Dilijan. Les batteries des téléphones rendent l’âme, le forfait internet aussi. Entre deux averses, nous osons tout de même une courte escapade dans la forêt jusqu’à une cascade, avec un détour par un monastère enveloppé de brume.


Le reste du temps, il faut composer avec 2 ou 3 mètres carrés seulement. Lecture, jeux de société, recherches sur le web et appels à la famille rythment les journées. À force de pluie, l’espace semble rétrécir encore davantage. L’envie de partir explorer le parc national, de rejoindre les falaises à pied, reste un projet sans cesse repoussé. Ironie du sort, le ciel se dégage chaque soir, lorsque la journée est terminée.


La nuit, la forêt de Dilijan révèle un tout autre visage. Le silence est seulement troublé par le hululement des chouettes et les cris lointains des chacals. Une ambiance fascinante… jusqu’à l’apparition d’un invité moins apprécié.


Une tique, grosse comme une lentille, traverse le cou de Loïc. Aussitôt, l’inspection commence à la lumière des frontales. Trois autres minuscules acariens sont découverts sur ma peau. Tire-tique, pince et désinfectant sortent de leur trousse : l’opération est lancée. Le lendemain matin, une nouvelle tique se promène sur ma jambe.

Notre nouvelle routine : chaque jour inspection minutieuse de la tête aux pieds.


Les hautes herbes perdent soudain tout leur charme. Par précaution, je me plonge dans la lecture d’articles sur les tiques et découvre qu’elles sont beaucoup plus rares au-delà de 1 500 mètres d’altitude.

La décision est prise. Nous laissons derrière nous la pluie de Dilijan et ses habitants à huit pattes. Direction les montagnes !