Nous longeons le Golfe persique, face à nous Dubaï, Abou Dhabi, Doha. Entre deux complexes pétrochimiques, les plages iraniennes pourraient être magnifiques si elles n’étaient pas étouffées sous les déchets plastiques. Sous ce tapis de sacs et de bouteilles affleure un sable fin, caressé par une eau bleu lagon.
En semaine, la côte est désertique, seuls quelques dromadaires marchent nonchalamment le long du rivage, indifférents à la pollution. Une poignée de pêcheurs tirent leurs filets, y trouvant à peine quelques minuscules poissons. Derrière eux, les torchères de gaz naturel enflamment le bord de mer. Le décor est presque dérangeant.