À l’entrée du sanctuaire de Shah Cheragh, des femmes m’enveloppent dans un long drap aux motifs fleuris. Comme elles, je me couvre avant de rejoindre Loïc, passé par l’entrée réservée aux hommes. Une guide à l’anglais impeccable nous accompagne à travers le complexe.

Dans la cour, les bassins reflètent les façades de mosaïques persanes. Les coupoles bleues, serties d’or, brillent dans le ciel gris. À l’intérieur, murs et plafonds sont couverts de millions de petits de miroirs : l’impression d’entrer dans une immense boule à facettes. Les vitraux colorés projettent des éclats arc-en-ciel qui dansent sur les tapis.


Nous plongeons ensuite dans le dédale du bazar. Sous les voûtes de briques s’entassent épices, tapis, safran, vaisselle de cuivre, bijoux d’argent. La richesse de Chiraz semble concentrée ici.  Seuls touristes, nous attirons tous les regards. Les « Hello, bonjour ! » fusent dans les ruelles étroites. On nous offre des gâteaux aux noix et aux dattes, des fruits, des biscuits.


La pluie tombe soudain, les premières gouttes depuis le Kazakhstan, quatre mois plus tôt. Nous nous réfugions dans un café au décor chaleureux, savourant musique et mets locaux.