La route traverse le massif du Pamir, elle suit les vallées sèches et serpente entre sommets. On croise à peine quelques fermes. Des ibex escaladent les pentes, les aigles nous guettent, des canards piétinent sur un lac gelé.



À travers les jumelles, on cherche les moutons sauvages Marco Polo, cornes en spirale, emblème du Pamir. Aucun ne se montre.


Au bord du lac Kukjigit, les reflets d’or et d’argent effacent notre frustration. La montagne s’y contemple avec élégance.



Le lendemain, la vallée s’éveille sous un voile de neige. Le Land tousse au démarrage. Les nouveaux pneus chinois glissent dans les descentes. On apprend vite à respecter la montagne.