Cap au nord, vers la mer Caspienne. La route traverse le désert de Maranjab et longe le lac salé de Namak. Un troupeau de dromadaires nous accompagne jusqu’aux dunes, puis se laisse aller dans la descente. Leurs longues pattes frêles se plient maladroitement, leurs corps massifs semblent prêts à basculer. On les croit sur le point de tomber. Mais non : ils disparaissent, élégants et rapides, derrière les collines de sable.
Loïc s’amuse à gravir les dunes avec le 4x4. Le sable s’étend à perte de vue. Sensation d’isolement total. Au loin, des montagnes aux sommets blancs apparaissent dans le ciel trouble, floues comme un mirage.
À la sortie du désert, une voiture de patrouille nous intercepte. Contrôle des papiers. Puis un véhicule banalisé arrive et dépose quatre autres hommes. Téléphones fouillés, questions précises. On nous demande de suivre jusqu’au poste pour une inspection complète du 4x4. La plus minutieuse du voyage : chaque recoin du Land Cruiser est vidé, photographié, inspecté. Les agents, professionnels et cordiaux, remettent tout soigneusement en place avant de s’excuser à plusieurs reprises pour le dérangement. Nous circulions entre des zones militaires.