Dans une petite boutique de village où l’on vend des sculptures et du papier fabriqué à partir de crottes d’éléphant, l’atmosphère est insolite.
En jetant un coup d’œil à travers la vitrine, j’aperçois un éléphant dans la rue piétonne. Euh !! Un éléphant ?!
Puis un deuxième, un troisième. Un petit troupeau traverse calmement la rue bordée d’échoppes et de stands de cartes postales. Les géants avancent d’un pas sûr, presque silencieux, comme s’ils portaient des pantoufles. Malgré leur taille impressionnante, ils se déplacent avec une étonnante délicatesse.
Les passants s’arrêtent, fascinés. On observe, un peu incrédules, ces colosses capables d’éviter sans effort les tables, les étals et les vitrines fragiles. Les magasins de porcelaine n’ont finalement rien à craindre.
Les pachydermes sont propres et encore mouillés. Ils reviennent de la rivière, où les touristes ont payé pour les laver et les frotter sous le regard de centaines de smartphones.
Accompagnés de leurs gardiens armés de longs bâtons, ils poursuivent tranquillement leur marche jusqu’à leur enclos, de l’autre côté de la route.