Deux jours de descente en bus local le long de la vallée du Kali Gandaki. Deux jours secoués sans répit sur une piste de montagne chaotique. À bord, l’ambiance est bruyante : musique indienne assourdissante, encens, animaux de compagnie, arrêts fréquents réclamés par les passagers pour manger ou acheter alcool local et snacks improvisés.
Le trajet semble interminable. Mais dehors, le spectacle est saisissant. La route serpente au cœur des gorges les plus profondes du monde. Par moments, le vide s’ouvre brutalement à quelques mètres à peine, difficile de soutenir le regard par la fenêtre. Le bus tangue, frôle les précipices.
Au loin, des ponts suspendus défient le vertige : plus de 200 mètres de haut, jusqu’à 400 mètres de long. Au Népal, nul besoin de parc d’attractions, le quotidien suffit à faire monter l’adrénaline.
Chez les Thakali on découvre une cuisine un peu différente : dal bhat à la purée de sarrasin, dense et nourrissante. Le matin, un petit-déjeuner typiquement Népalais composé de salade de pois chiches, œuf dur, thé au lait.
Quand enfin on descend du bus, le corps est brisé, courbaturé. Bien plus qu’après 180 kilomètres de marche.