Une accalmie dans la tempête nous permet de reprendre la marche vers Yak Kharka.
Sur le chemin, la montagne s’anime malgré le froid : des bharals (moutons bleus de l’Himalaya) surgissent sur les pentes, des yaks avancent lentement dans la neige, quelques chevaux suivent la trace. Les nuages restent bas et enveloppent les sommets d’une atmosphère sombre et presque théâtrale.
À Yak Kharka, l’hiver a figé la plomberie : plus une goutte ne coule dans les tuyaux. On nous apporte un seau d’eau tiède pour une douche improvisée dans les toilettes. À côté, un grand seau sert de réserve pour la chasse d’eau.
Dans l’auberge, les randonneurs comparent leurs niveaux d’oxygène et leurs scores de sommeil sur leurs montres Garmin. Nous retrouvons Régis, un Français rencontré à Katmandou.
La soirée s’étire autour du poêle. Régis raconte sa vie mouvementée, pleine de voyages et d’expériences improbables.